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Youssef Hifdi : gérer ses immeubles sans se laisser gérer

Par Youssef Hifdi
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    Youssef Hifdi : enseignant au Certificat en gestion immobilière locative au Collège MREX

    Enseignant au Collège MREX et cofondateur de Plexflow, Youssef est animé par une passion profonde pour la technologie et l’optimisation des processus. Observant de près les défis quotidiens auxquels font face les gestionnaires et investisseurs immobiliers, il s’est donné pour mission de simplifier et structurer la gestion immobilière afin d’en améliorer l’efficacité et la pérennité.

    À travers Plexflow, Youssef et son équipe ont développé une solution innovante pensée pour réduire la charge opérationnelle, standardiser les suivis et redonner du contrôle aux propriétaires. Leur approche vise à transformer la gestion immobilière en un système clair, prévisible et évolutif, aligné avec les réalités du terrain.

    Au fil des années, Youssef s’est imposé comme une référence en matière de structuration et d’automatisation des opérations immobilières. Son expertise repose autant sur la compréhension humaine de la gestion que sur l’intégration intelligente de la technologie, avec une vision claire : permettre aux investisseurs de faire croître leur portefeuille sans s’épuiser.

    Peut-on vraiment être libre en immobilier sans automatisation?

    La plupart des gens qui se lancent en investissement immobilier le font avec un objectif clair : gagner en liberté. Liberté financière, bien sûr, mais aussi liberté de temps, de choix et de rythme de vie. L’immobilier est souvent perçu comme un moyen de reprendre le contrôle. Et pourtant, quelques années plus tard, plusieurs investisseurs font un constat plus nuancé. Leur portefeuille a grandi, leurs immeubles performent… mais eux ont parfois l’impression d’avoir surtout bâti une deuxième job. Une activité exigeante, envahissante, et rarement compatible avec la tranquillité d’esprit qu’ils recherchaient au départ.

    Récemment, j’ai discuté avec un investisseur qui possède environ 70 portes. Un portefeuille solide, bien situé, rentable. Sur papier, tout allait bien. Mais pendant notre échange, son téléphone n’a jamais cessé de vibrer : messages, courriels, suivis, petits problèmes à régler. À un moment, il a souri et m’a dit : « Mes immeubles vont bien. C’est moi qui suis fatigué. » Cette phrase résume une réalité que beaucoup vivent. C’est là qu’apparaît un paradoxe courant : plus le portefeuille grandit, plus les revenus augmentent, mais aussi plus la charge mentale et opérationnelle s’alourdit. Plus de portes, c’est plus de décisions, plus de suivis, plus d’imprévus. Et sans une certaine structure, cette complexité croît souvent plus vite que la liberté qu’on était venu chercher.

    Il y a aussi une conséquence très concrète dont on parle moins : la fatigue opérationnelle finit presque toujours par coûter cher en valeur d’actif. Quand le débordement s’installe, les unités sont moins bien suivies. Des rénovations sont repoussées, des demandes de réparation oubliées, des avis d’augmentation mal gérés. Individuellement, ces problèmes semblent mineurs. Mais cumulés, ils peuvent représenter des dizaines, voire des centaines de milliers de dollars de perte de valeur sur un parc immobilier. Une mauvaise gestion peut ainsi tranquillement effacer une partie importante du « profit à l’achat ».

    Dans le parcours de nombreux investisseurs, on retrouve presque toujours trois phases. La première est celle du bâtisseur : on fait tout soi-même, on apprend, on s’implique, on connaît chaque logement par cœur. C’est une étape normale et formatrice. Puis vient la phase du gestionnaire débordé : le portefeuille grossit, mais l’organisation reste artisanale. On fonctionne avec des fichiers, des courriels, des rappels dans la tête, et on passe de plus en plus de temps à gérer l’urgence plutôt qu’à piloter l’ensemble. La troisième phase, plus rare, est celle de l’investisseur structuré. On ne gère plus chaque détail de façon réactive, on met en place une façon de fonctionner qui permet de garder le contrôle sans être constamment dans l’opérationnel.

    C’est souvent là qu’entre en jeu un mot parfois mal compris : automatiser. Automatiser, ce n’est ni déshumaniser la relation avec les locataires ni tout transformer en machine. C’est surtout éliminer le répétitif, standardiser ce qui revient toujours, sécuriser ce qui est critique et se libérer d’une partie de la charge mentale. Concrètement, cela se traduit par moins de questions comme : « Où est rendu ce document ? », « Est-ce que j’ai envoyé cet avis ? », « C’était quand le dernier suivi ? », et par plus de clarté, de continuité et de prévisibilité, même quand on est moins disponible.

    Le piège, c’est d’attendre d’être complètement débordé pour structurer sa gestion. Sous pression, on multiplie les solutions temporaires sans jamais vraiment simplifier le quotidien. Au fond, la vraie question n’est peut-être pas de savoir combien de portes on veut posséder, mais comment on veut vivre avec ce portefeuille. La liberté en immobilier ne vient pas du nombre d’immeubles. Elle vient de notre capacité à les gérer sans qu’ils finissent par nous gérer.

    Les meilleurs investisseurs ne suivent pas les tendances, ils en comprennent la portée et passent à l’action

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