Gabriel Reboul : enseignant au collège MREX et coordonnateur de travaux publics
Bâtir l’avenir en réparant les fondations
En début d’année, nous avons appris la conclusion d’une entente entre le gouvernement fédéral et celui du Québec concernant le financement des infrastructures souterraines. Selon Radio-Canada (Valérie Gamache, 21 janvier 2026), une enveloppe d’un milliard de dollars sera consacrée à ces travaux essentiels.
Il est paradoxal de constater que nous vivons sur un territoire riche en ressources hydriques, mais que nous peinons à assurer leur distribution adéquate en raison de l’état de nos infrastructures. Comme mentionné dans un précédent éditorial, le Québec doit impérativement investir dans la modernisation de ses réseaux afin d’en prolonger la durée de vie. Leur vétusté freine le développement immobilier dans certaines régions, accentuant la pression sur l’offre de logements, ralentissant les mises en chantier et contribuant à l’instabilité des loyers.
Il va sans dire que cette annonce constitue un véritable bol d’air frais dans le contexte de crise du logement que nous traversons. La relance des chantiers et la mise en marché de nouveaux projets permettront non seulement de répondre à une partie de la demande locative, mais également de stimuler l’économie par la création d’emplois. Les gouvernements ont d’ailleurs convenu d’un second volet de négociation visant un développement accru de logements sociaux.
Si, au départ, les programmes de financement ciblaient principalement l’amélioration des infrastructures, certains seront désormais orientés vers la construction de logements sociaux. Par le passé, des appels à projets ont déjà été lancés afin de soutenir des municipalités engagées dans des politiques sociales en matière d’habitation.
Enfin, bien que les modalités de distribution des aides financières restent à préciser, une chose est certaine : la voie vers un logement plus abordable semble désormais solidement amorcée.





