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La bulle immobilière canadienne a poussé les dépenses en rénovation a plus de 3% du PIB selon la BMO

11 juin 2021   |   Par Kadiatou Bah

Le boom de l’immobilier au Canada ne concerne pas seulement la vente de maisons, il est question de l’ensemble de l’économie. L’économiste principal de BMO, Robert Kavcic, a épluché les chiffres sur la rénovation domiciliaire pour le premier trimestre de 2021. La banque a constaté que les dépenses des ménages en rénovation ont atteint un nouveau sommet au dernier trimestre. Les dépenses dans ce segment augmentent si rapidement qu’elles représentent maintenant une part record de l’économie.

Les Canadiens ont beaucoup dépensé en rénovations domiciliaires

Les Canadiens ont dépensé une somme colossale d’argent pour des rénovations alors qu’ils étaient coincés à la maison. Les dépenses de rénovation ont atteint 76 milliards de dollars annualisés au premier trimestre de l’année en cours. Le montant habituel dépensé est historiquement autour de 60 milliards de dollars, selon la banque. C’est 25% plus élevé que le volume typique en dollars. C’est ainsi, le niveau le plus élevé jamais enregistré. Si ce chiffre semble faramineux, ce n’est pas juste qu’une impression, car ce montant est plus grand que le PIB du Luxembourg.

Les dépenses de rénovation résidentielle ont augmenté beaucoup plus rapidement que dans l’économie en général. Les rénovations domiciliaires représentent aujourd’hui 3% du PIB, c’est une part record. Ce segment représente environ un tiers de l’investissement résidentiel. C’est sans surprise que la catégorie plus large a poussée à un nouveau record.

Augmentation des dépenses considérées comme dues au confinement

Une combinaison de confinements pandémiques et d’exubérance du logement est à l’origine de la tendance. « Les raisons sont assez bien documentées: lorsque vous devez rester à la maison, vous voulez probablement la remettre à niveau. Lorsque vous ne pouvez pas voyager, vous avez un revenu disponible supplémentaire disponible à la consommation. Enfin, lorsque vous achetez une nouvelle maison ou un nouveau chalet comme beaucoup de Canadiens, il faut probablement quelques ajustements », a déclaré Kavcic.

La plupart des facteurs à l’origine de cette tendance sont considérés comme des boosts temporaires qui s’inverseront avec le temps. Les ventes de maisons devraient ralentir au cours des prochains mois, à mesure que la demande tirée vers l’avant rattrapera son rythme. La réouverture de l’économie entraînera également des départs plus fréquents de la maison. Après le retour au travail pour plusieurs personnes, la vaccination allant de bon train, beaucoup de personnes commenceront à réaliser qu’il y a une vie à l’extérieur de la maison. De ce fait, les personnes pourraient graduellement cesser de dépenser autant pour la réfection de leur maison.