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Le sentiment de confiance en la construction multirésidentielle atteint son plus haut niveau en sept trimestres

9 juin 2021   |   Par Kadiatou Bah

Le sentiment de construction dans le multirésidentiel a atteint son plus haut niveau en sept trimestres durant les trois premiers mois de 2021, selon les résultats de l’enquête sur le marché des multirésidentiels publiés par la « National Association of Home Builders » (NAHB) aux États-Unis.

L’indice de production dans le multirésidentiel, qui mesure le sentiment des constructeurs et des développeurs concernant les conditions actuelles du marché des appartements et des copropriétés sur une échelle de 0 à 100, a augmenté de huit points du quatrième trimestre 2020 à 51 au premier trimestre de 2021. NAHB dit que c’est la première fois que cet indice dépasse le chiffre 50 en sept trimestres. Pendant ce temps, l’indice d’occupation dans le multirésidentiel a augmenté d’un point pour atteindre 59. Un nombre supérieur à 50 indique que plus de répondants déclarent que les conditions du marché s’améliorent plus qu’elles ne s’aggravent.

L’indice de production dans l’industrie du multirésidentiel est une moyenne pondérée de trois composantes clés des logements multirésidentiels : la construction d’appartements financés par des crédits d’impôt pour les personnes à faible revenu ou d’autres programmes de subventions gouvernementales, les logements locatifs au taux du marché et les logements à vendre. La composante mesurant les logements à loyer modique a augmenté de quatre points pour atteindre 46 au premier trimestre, tandis que la composante mesurant les logements locatifs au taux du marché a augmenté de six points pour se chiffrer à 54. Enfin, la composante mesurant les unités à vendre a bondi de 13 points à 52. Cette augmentation est non négligeable et assez importante.

NAHB a ajouté un nouvel élément ce trimestre : l’indice d’occupation dans le multirésidentiel. Le MOI mesure la perception de l’industrie du multilogement en ce qui a trait aux occupations dans les appartements existants de classe A, B et C. Il va de 0 à 100, avec un seuil de rentabilité à 50. Des nombres plus élevés indiquent une occupation accrue. Au premier trimestre, le MOI s’est chiffré à 59. Il s’est donc amélioré au cours des trois derniers trimestres

« Le MPI a inversé sa tendance et a fortement augmenté au deuxième trimestre de l’année dernière, un trimestre avant un retournement similaire des données sur les mises en chantier de logements multirésidentiel », a déclaré l’économiste de la NAHB, Robert Dietz, dans un communiqué. « Depuis lors, les mises en chantier multirésidentiel ont reflété le MPI. La hausse que nous avons observée dans l’IPM pour le premier trimestre de 2021 coïncide avec une hausse similaire des mises en chantier multirésidentiel à un taux annuel désaisonnalisé de plus de 450 000 unités. Sur la base de ces chiffres récents, NAHB s’attend désormais à une augmentation des mises en chantier de logements collectifs cette année. »

En effet, les mises en chantier de logements collectifs ont augmenté de 5% en avril , selon Dodge Data & Analytics pour le cas des États-Unis.

Cependant, les mises en chantier de maisons unifamiliales ont chuté de 18 % en avril, ramenant le total des mises en chantier de 2 % en avril à un taux annuel désaisonnalisé de 853,5 milliards de dollars. Dans l’ensemble, les mises en chantier de bâtiments résidentiels ont chuté de 12 % pour atteindre un taux annuel désaisonnalisé de 387,8 milliards de dollars en avril. Le total des mises en chantier résidentielles a augmenté de 24 % depuis le début de l’année. Les mises en chantier de maisons unifamiliales ont augmenté de 31 %, tandis que les mises en chantier de logements collectifs n’ont augmenté que de 6 %.

« Le recul des mises en chantier de maisons individuelles était inévitable après avoir montré une force exceptionnelle au cours de la dernière année », a déclaré Richard Branch, économiste en chef de Dodge Data & Analytics, dans un communiqué préparé. « Les prix des matériaux plus élevés, les pénuries d’approvisionnement et la pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans la construction devaient rattraper le logement et limiteront finalement la capacité de ce secteur à afficher le même taux d’expansion cette année par rapport la dernière fois. »