Audrey Girard: directrice du Collège MREX
Bien choisir son locataire : l'investissement le plus rentable de l'année
C'est le printemps. Les pancartes « À louer » fleurissent sur les immeubles, les annonces s'accumulent sur les plateformes, et le téléphone sonne. La saison de location bat son plein et avec elle vient la pression de remplir les logements avant le 1er juillet. Mais attention : remplir vite n'est pas la même chose que bien remplir. Je peux vous en parler en connaissance de cause ! Pour avoir déjà attendu avant d’annoncer mes loyers à louer, je me suis rendu compte que ce n’est pas la crème de la crème des locataires qui cherchent un loyer en juin !
Le 1er juillet, une date qui ne pardonne pas
Au Québec, le cycle de gestion immobilière tourne largement autour du 1er juillet. Chaque année, des milliers de baux débutent ou se terminent ce jour-là. Pour un propriétaire-investisseur, manquer ce rendez-vous coûte cher : un logement vacant en juillet, c'est souvent un mois et demi à deux mois de loyer perdus avant de trouver le bon candidat hors saison. C'est pourquoi les décisions prises maintenant, en mars, avril, mai, ont des conséquences directes sur votre rendement annuel.
Le marché a changé. Le recrutement aussi.
Louer au bon prix est devenu un exercice d'équilibre délicat. Le marché locatif québécois est en tension : les loyers ont grimpé, les candidats qualifiés se font plus rares, et certains secteurs montrent des signes d'essoufflement. Un prix trop élevé vide vos visites. Un prix trop bas attire les dossiers fragiles et comprime votre cashflow pour des années. Le bon locataire ne se trouve plus par hasard. Il se recrute.
Sélection : la décision la plus stratégique de votre cycle
Un mauvais locataire coûte en moyenne entre 5 000 $ et 15 000 $ en loyers non perçus, frais juridiques, réparations et stress de gestion. Avoir le bon dossier, c'est valider la stabilité financière, l'historique locatif, et surtout la capacité de payer durablement, pas seulement en juin. Prenez le temps de faire des vérifications sérieuses. Demandez les relevés bancaires, contactez les anciens propriétaires, analysez le ratio dette-revenu. Ce n'est pas de la méfiance, c'est de la gestion.
L'immobilier performant ne se construit pas en réaction. Il se construit sur des cycles bien maîtrisés : anticipation des renouvellements, sélection rigoureuse des locataires, ajustement stratégique des loyers et entretien préventif.
C'est précisément pour outiller les gestionnaires immobiliers face à ces réalités que le Collège MREX a développé le Certificat en gestion immobilière locative (CGL). Un programme conçu avec fierté, ancré dans le terrain, qui transforme la gestion quotidienne d'un immeuble en véritable expertise professionnelle. De la sélection des locataires à la gestion des conflits, en passant par la comptabilité et les obligations légales, chaque module est construit pour que vous ayez moins de surprises et plus de contrôle.
Une nouvelle cohorte est en cours et il est encore possible de vous joindre à nous.
Pour en savoir plus, visitez le mrex.co/cgl.





